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SPIRITUALITE DES SOEURS DE LA DOC

L'AUJOURD'HUI DE LA 1ère MÉDITAION

Rédigé par SPIRITUALITE DES SOEURS DE LA DOC.over-blog.fr Publié dans #"NOS RACINES " ?

1ère Méditation

Penchons-nous maintenant sur la 1ère méditation pour en découvrir la profondeur, la richesse et la modernité.

 

Le titre, à lui seul, est déjà tout un programme  : De la fin que les sœurs d’école doivent se proposer dans leur Etat.

 

Au fait, l’auteur commence par inviter à préciser le pourquoi la sœur est «  entrée en religion  » et dans un groupe bien précis de sœurs  : les sœurs affectées à l’éducation  ; à l’époque, nous sommes appelées Vatelottes ou sœurs de la charité.

 

Par cette affirmation d’entrée de jeu, l’auteur rejoint la grande tradition vivante d’un Paul, d’un Augustin, d’un Benoît, d’un Bernard  ; chacun, à sa manière, invite à ne jamais perdre de vue le but final.  Il continue, soulignant l’importance de se rappeler  : Pourquoi je suis là  ? Pourquoi je combats mes travers, mes tendances «  mondaines  », dirait notre Pape François. Ce rappel incessant de la fin rend la sœur vivante, tonique et joyeuse.

 

Quel moyen donne-t-il alors pour se tenir toujours en «  tenue de combat  » et vivante  ?

Le 1er point l’explicite  : Adorez Jésus-Christ qui veut que «  tous les hommes soient sauvés  »

 

Adorez Jésus-Christ  : Arrêtons-nous déjà sur le verbe Adorer.

 

Les dictionnaires Robert et Larousse donnent pratiquement les mêmes définitions à savoir  : rendre un culte dans un premier temps et en second, aimer passionnément

 

Vivre le don total à Dieu, nécessite d’allier les deux conditions. La vie religieuse n’est en rien un refus d’amour mais le choix de vivre pour Dieu seul un amour éperdu de telle sorte qu’il englobe dans cet amour toutes nos rencontres, toutes nos actions, toutes nos pensées, bref, être en ce monde des témoins de son amour infini.

 

L’auteur, très concret, précise sous quel angle l’adorer. Il reprend saint Paul  : Pour que tous les hommes soient sauvés. Extraordinaire cette phrase, affirmée au début du 18e siècle, dans une Lorraine influencée par de nombreux ilots jansénistes, taraudée par le protestantisme ambiant. Admirons la grande liberté de l’écrivain, et par lui du Père Vatelot, qui adhère complètement à cette vision.

 

Il explicite dans quel cadre les sœurs ont à vivre ce salut pour tous. «  Considérer que l’instruction et la bonne éducation de jeunesse par le ministère des sœurs d’école est un des principaux moyens, dont, par la miséricorde, il se sert pour faire parvenir à la connaissance de la vérité  ». Un rappel ici  : le but de l’enseignement par les sœurs est la connaissance de la  Vérité, cette Vérité n’est autre que Dieu Lui-même.

 

A qui explique-t-il cela  ? A de braves paysannes, sages, sensées mais sans instruction, projetées tout à coup devant une cinquantaine d’enfants d’éducation ou de non éducation variées. Il ose leur demander de devenir des éducatrices de la Vérité  ! Il va les former à cet effet. Admirons en passant l’audace, le courage et le réalisme de nos fondateurs. Nous devinons aussi quels furent les angoisses de nos devancières devant une tâche si lourde, mesurant, dans un éclair, leurs incapacités, en même temps que se réjouissant d’être choisies. Admirons leur courage, leur travail, leur confiance dans «  leur Père  » et dans leur Dieu.

 

Aujourd’hui, le monde a bien changé  ;

 

 Notre «  instruction  » est devenue dans bien des cas «  une visée éducative  »  ; cependant, c’est la même Vérité que nous devons faire passer. Notre désarroi n’est-il pas aussi grand que celui de nos devancières dans les rencontres de nos contemporains affrontés à des situations familiales, sociales et religieuses invraisemblables.

 

Quelle parole dire  ? Quelle attitude avoir pour que passe un peu de cette Vérité  ?

 

La réponse est la même qu’il y a 3 siècles  : Adorez Jésus-Christ qui veut que tous les hommes soient sauvés… Ce n’est que l’Esprit de Jésus-Christ en nous qui nous permettra de dire la parole qui convient, d’aimer l’autre et tous les autres tels qu’ils sont.

 

Je vous invite à poursuivre la lecture de cette première méditation

 

                        A suivre

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